DE LA COM’, ENCORE ET TOUJOURS DE LA COM’
Hier, le Préfet de région et la Gendarmerie signaient une convention avec les autorités portuaires.
Dorénavant, une mission de sécurisation du port de Jarry est octroyée à la Gendarmerie.
C’EST LA TACTIQUE DU GENDARME !
La sécurisation du port est nécessaire pour protéger des effets destructeurs du narcotrafic le poumon économique de la Guadeloupe et tous les personnels y exerçant.
Cependant, au travers de cette nouvelle convention, l’UNSA Douanes Guadeloupe dénonce le travail de sape et d’affaiblissement de la Douane et conclut à une inertie volontaire de notre Direction Régionale.
Car la Gendarmerie pourra aussi faire du renseignement « en creux » au travers de cette mission, et sous couvert de sécurisation poursuivre des contrôles de conteneurs même pour leurs propres services d’enquête judiciaire (mais ça ce n’est pas dit...)
QUE FAIT LA DOUANE ?
Une fois de plus, l’UNSA vient poser quelques questions.
Avec quels moyens humains la DGDDI pourra-t-elle contrôler le fret commercial réellement au port de Jarry ?
Quand la charge de travail opérationnel au sein cette DR sera-t-elle réellement évaluée afin de calibrer les effectifs en conséquence ?
Chers collègues, nous constatons tous du siège de la DR (services supports) jusqu’aux bureaux et dans les brigades que les effectifs ne sont plus en rapport avec une charge de travail toujours plus écrasante. Le retard accumulé appelle une réaction immédiate et une révision impérative de la trajectoire RH de cette direction régionale.
LES PLANS S’ENCHAÎNENT…
Mais à regarder au plus près, l’UNSA voit plutôt des annonces médiatiques de plans tous plus stratégiques les uns que les autres. En somme, aucun de ces plans ne s’attaque réellement aux racines du problème du narcotrafic. Tous ne traitent que les symptômes de ce mal qui ronge notre territoire et notre jeunesse.
MAIS L’ESSENTIEL N’Y EST PAS
L’UNSA Douanes Guadeloupe ne voit point de réponse aux recommandations énoncées par la Commission d’enquête sénatoriale sur le narcotrafic aux Antilles. Notamment, sur une critique majeure constatée et remontée lors des différentes auditions, à savoir le défaut de coordination réelle entre les acteurs de la lutte contre le trafic de stupéfiants.
L’UNSA Douanes y voit même une forme de course à l’échalote… à qui sera le meilleur communicant pour capter l’oeil du politique qui va donner les moyens ici plutôt que là !
ET LE DIALOGUE SOCIAL ALORS ?
Ces dernières années, nos dirigeants actuels n’ont cessé de démontrer leur mépris pour le dialogue social et les représentants du personnel.
Tous ces plans sont construits sans aucune association des organisations syndicales.
Rappelons le déploiement des SMBI ! Projet conduit en excluant totalement les OS ! Quelle belle réussite, n’est-ce pas ?!
Bien sûr, puisque ces mêmes OS avaient déjà alerté sur l’inadéquation entre l’efficacité du moyen et les réalités du travail sur le terrain (pouvoir de pénétration trop faible).
Et aujourd’hui, Douanes 2030 prévoit le déploiement de scanners à haute énergie… avec un plus grand pouvoir de pénétration… lol... (comme dirait les plus jeunes d’entre nous).
En ces temps contraints budgétairement, nous laisserons le soin à chacun de juger du niveau de maîtrise.
COOPÉRER PLUTÔT QUE D’OPPOSER
Ces évolutions cannibales et concurrentielles avec la complicité de nos décideurs doit nous inquiéter, car elles menacent nos métiers et notre expertise sur la marchandise.
L’UNSA Douanes l’assure la réponse ne peut pas être la substitution au lieu du renforcement des moyens de chacun des acteurs. La coopération doit être améliorée si l’on veut se hisser au niveau de l’ingénierie financière et logistique des organisations criminelles.
GARE À l’INDIGESTION !
Pourtant, il y a bien du boulot pour tout le monde, non ?
Mais alors qui va élucider les homicides commis sur fond de trafic de stupéfiants ?
Qui va enquêter pour démanteler les réseaux de ces organisations criminelles ?
Au nom de l’efficacité, il s’agirait plutôt de renforcer chacun des services régaliens dans leur rôle en leur donnant les moyens effectifs pour répondre aux défis des trafics illicites.
Aujourd’hui, les douanières et les douaniers de Guadeloupe attendent des actes et n’ont
que faire de paroles.
DONNEZ L’ILLUSION DU PROGRÈS NE FAIT PAS LE PROGRÈS.