L’intersyndicale douanière a exigé une audience auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics face à une situation jugée « grave ». Elle rappelle avoir officiellement rompu le dialogue social le 9 avril, estimant que les décisions menaçant l’avenir de la Douane relèvent désormais du politique. Les personnels expriment une inquiétude profonde et un sentiment d’écœurement depuis l’annonce du projet de loi RIPOST, qui transfère des prérogatives essentielles à la police et à la gendarmerie, « sans aucune concertation ».
L’intersyndicale dénonce un texte préparé sans coordination interministérielle et déjà appliqué par certains préfets avant même le débat parlementaire. Elle rappelle les résultats exceptionnels de la Douane en 2025, obtenus malgré des effectifs très inférieurs à ceux des pays voisins. Dans ce cadre, elle alerte sur l’épuisement des agents, les risques accrus et les méthodes déloyales visant à affaiblir la Douane. Le transfert de missions vers des forces de l'ordre déjà surchargées réduirait la sécurité intérieure et pénaliserait les communes.
L’intersyndicale refuse tout nouveau démantèlement après les précédents transferts des missions fiscales et exige que la Douane demeure une administration régalienne à part entière. Elle rappelle les engagements présidentiels d’un « plan douanes massif » et demande des actes concrets après l’abandon de 1 220 emplois lors du dernier PLF.
Nos revendications sont claires : retrait de l’article 9 du projet RIPOST, garantie du périmètre des prérogatives, reconnaissance régalienne, renforcement massif des effectifs et revalorisation des carrières. Nos organisations préviennent que la rupture du dialogue social se poursuivra jusqu’à obtention de garanties et se dit prête à porter ces revendications jusqu’au Premier ministre.
A consulter en intégralité ici : déclaration commune 16-04-2026