DELTA I/E : tout le monde était prévenu… sauf la DG ???

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DELTA I/E : TOUT LE MONDE ÉTAIT PRÉVENU… SAUF LA DG ???

Lors des GT dédouanement, nous avions averti : les évolutions annoncées allaient exploser la charge de travail. La DG a balayé nos alertes. Aujourd’hui, les agents encaissent, tant bien que mal, le chaos annoncé.

Depuis la mise en place de Delta I/E, les agents vérificateurssuperviseurs, agents des PGP, des PAE et tous les acteurs de la "chaîne de dédouanement" subissent une explosion de leur charge de travail. Les ajustements techniques et organisationnels, loin d’alléger nos missions, ont généré :

  • une complexification des tâches ;
  • une multiplication des sollicitations des opérateurs ;
  • une augmentation constante du stress et de la charge mentale ;
  • une pression accrue sur les temps de réponse et sur la qualité attendue.

Tout cela sans aucune compensation à la hauteur des efforts exigés. Agents sous pression, reconnaissance en régression : ça suffit !

Un dédain clair et un double discours de la DG : les agents ne sont pas dupes !

Lors des webinaires et réunions, les agents ont posé des questions légitimes concernant les dysfonctionnements, les incohérences et les impacts opérationnels de Delta I/E.
Réponse constante de la DG : "Nous verrons cela plus tard, quand Delta I/E fonctionnera correctement."

Autrement dit : Demandez autant que vous voulez, nous répondrons quand ce sera trop tard. Ou encore : Attendez les prochains patchs, puis les patchs des patchs, etc. Souffrez maintenant, on en parlera peut-être un jour...!

Parallèlement, vis-à-vis des opérateurs, le discours est tout autre : mise en avant d’un outil moderne, parfaitement calibré, bénéficiant d’un accompagnement « optimisé ». Deux discours, deux réalités. Mais une seule certitude : ce sont les agents qui en assument les conséquences.

Le message envoyé est clair : les difficultés du terrain ne sont ni anticipées, ni prises en considération, et les agents doivent compenser, encore et toujours.

Notre engagement mérite une reconnaissance réelle

Malgré un contexte déjà fragilisé par le sous-effectif, les agents ont démontré leur professionnalisme, leur résilience et leur sens du service public. Pourtant, les conséquences sur la santé, le moral et l’équilibre de vie sont bien réelles.

Nous exigeons :

  • Une indemnité spécifique de compensation liée à l’augmentation massive de la charge de travail ;
  • Une reconnaissance officielle de la charge mentale accrue ;
  • Une évaluation claire et transparente de l’impact réel de Delta I/E sur les missions du personnel.

Nous ne pouvons plus accepter que les agents paient le prix du manque de préparation et d’anticipation !

Un précédent existe : l’exemple du GMBI

Pour rappel, suite à la mise en place à la DGFIP du GMBI (Gère Mes Biens Immobiliers), plus de 6000 agents ont bénéficié d’une indemnité sous forme de prime exceptionnelle pour compenser la surcharge de travail engendrée par le déploiement de cette application. Pourquoi ce qui est possible à la DGFIP deviendrait impossible pour la DGDDI ? N’appartenons-nous pas au même ministère ?

La réalité du terrain doit être prise en compte

Les efforts supplémentaires doivent être justement indemnisés.

Pour une charge de travail soutenable.
Pour une reconnaissance à la hauteur de notre engagement.
Pour un service public respectueux de ses agents.

Ensemble, obtenons la compensation indemnitaire que nous méritons !

L'UNSA Douanes a saisi la Direction générale en ce sens : à lire ici

 

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