Monsieur le Directeur Général,

Depuis de nombreux mois et à maintes reprises, nous avons alerté vos services de l’état défaillant de notre flotte aérienne.

Le retrait en novembre 2018 du dernier F406 à vocation POLMAR après seulement 10 années de services a privé la douane du seul vecteur de l’Etat Français lui permettant d’assurer sa mission de protection des côtes françaises contre toute pollution maritime.

En janvier 2019, nous alertions Monsieur le directeur général adjoint de notre incapacité à réagir et participer à la coordination des opérations en cas de pollution majeure sur nos côtes.

Aujourd’hui, 2200 T de fioul lourd ainsi que 45 conteneurs répertoriés comme contenant des matières dangereuses sont à la mer suite au naufrage d’un navire à seulement 330 km de nos côtes.
La Marine Nationale est sur zone mais ne possède aucun moyen dédié à la recherche de pollution en mer. Son action se limite à une recherche à vue. Ses équipages ne possèdent pas l’expertise nécessaire à la lecture et la compréhension de ce qu’ils pourraient voir et rapporter de leurs missions. A tel point que l’expert POLMAR de la douane a dû prendre part aux vols militaires pour apporter son expertise. Notre expertise.

Un bel exemple de coopération interministérielle, de mutualisation des moyens et des compétences diriez-vous.
Une preuve accablante d’échec diraient les agents.

Où sont nos avions Monsieur le directeur général?

Qu’avons-nous fait de notre mission?

A ce jour, un seul avion est en ligne de vol – de surcroît privé de sa capacité radar – et cela sur le théâtre Frontex.
Aucun avion sur le territoire national, le reste de la flotte est cloué au sol.
Que répondez-vous à la souffrance des agents qui voient leur outil de travail hors service, leurs missions abandonnées?

Inconséquence ou incompétence des responsables concernés?

Veuillez accepter, Monsieur le Directeur Général, l'expression de mes sentiments dévoués.

Vincent THOMAZO
Secrétaire général UNSA DOUANES
 

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