Monsieur le Président,


Cette première réunion de la plus haute instance de dialogue social de la DGDDI, d’après conflit social était pour vous et votre administration l’occasion de montrer à vos personnels et leurs représentants que vous aviez pris la mesure du malaise vécu en douane.


Le deal financier accepté unanimement, concluant ce conflit, n’a en aucun cas résolu les problèmes de fond, il a juste apaisé le brûlot. Il vous appartient d’en saisir toute la mesure.


Or la préparation de cette séance a marqué singulièrement une continuité dans le mépris dans lequel nous sommes tenus. La lettre intersyndicale dénonçant les conditions de fourniture des éléments de préparation est à cet égard révélatrice. Nous n’y reviendrons pas outre mesure.
Mais, la gestion du point 4, portant sur l’exercice, on imagine plus exactement, la perte de missions ou perceptions de la DGDDI programmée par le gouvernement mériterait un autre traitement.


En clair sur ce qui risque de fâcher on n’écrit pas : c’est plus confortable.


Drôle de pratique qui ne peut que nous engager à la défiance plus qu’à la capacité à échanger. Il est de votre responsabilité d’établir des propositions dans le cadre d’une politique gouvernementale que nous n’approuvons pas sur tous les plans loin de là. Il est également de votre responsabilité de sauvegarder l’administration qui vous a été confiée et même de la pérenniser.


En ce qui concerne l’ordre du jour proprement dit et les orientations proposées, quelques remarques préalables :

  1. Les circulaires du premier ministre recèlent en leur corpus des éléments intéressants dont nous espérions qu’ils seraient appréciés à leur juste mesure par vous-même et votre staff ! Ainsi elles marquent une inversion de tendance et une alternative, qui peut être forte, à la pratique de concentration des services et leur implantation sur la capitale. C’est pour l’UNSA DOUANES l’occasion, à saisir, de reconstituer un maillage territorial mis à mal par vos prédécesseurs sur la dernière décennie. Pour nous cette étude de réimplantation devrait être étudiée à l’aune des conséquences éventuelles des décisions induites par le point 3. C’est déjà un préalable ! Nous allons essayer d’être charitables avec vos propositions d’application de ces circulaires : Un ex-bureau de douane du 20ème siècle du nord de la France, s’appelait « Risquons Tout » ! Vous vous ne risquez rien ! Quelle audace ! Décentraliser des services de Montreuil sur Paris intra muros ! Nous vous proposons d’alerter vite Edouard Philippe et lui communiquer votre projet. Cela lui fera un excellent électrocardiogramme ! S’il résiste à une telle annonce il est armé pour résister à tout le reste… En clair de qui se moque-t-on ? Sur ce point, il convient également d’expliciter clairement les conséquences pour les agents concernés par ces différentes propositions. Plus positivement, nous pensons que la voie de mise en place de maisons de service public dans les départements ruraux, avec un maintien des unités douanières qui existent encore et l’arrêt des fermetures post-PSD, est un impératif.
  2. Concernant le point 4 mettez donc sur la table vos projets et surtout leurs conséquences sur les implantations de services et d’effectifs. On y verra plus clair. Aurons-nous rapidement une étude d’impact sur l’effet en matière de lutte contre la fraude et sur le rapport coût/efficacité de ces projets ?
  3. Sur le comité de suivi, nous prenons acte des informations fournies et nous investirons dans les prochaines séances.
  4. Enfin concernant l’observatoire interne qui semble avoir fini de fatiguer ses plus chauds partisans au vu du peu d’audience qu’il recueille, il est clair qu’il y a un problème de diffusion et de publicité sur son évolution et que le manque de retour sur les effets positifs qu’il génère ne favorise pas son audience. Nous apporterons nos commentaires lors du débat.
  5. Concernant les recrutements et la participation de psychologues, c’est pour nous nécessaire vu l’évolution de la société et des mentalités. Il faudra en prévoir un bilan d’étape dans quelque temps. Toutefois, il reste à définir les modalités de recrutement et d’intervention de psychologues en matière de « qualité de vie au travail » dans les DI. Il ne faut pas négliger l’intérêt du recours à des psychologues extérieurs à l’administration qui sont intervenus dans le cadre de la démarche BEAT. Pour l’UNSA Douanes, il est impératif de garantir l’indépendance totale des psychologues vis-à-vis de l’administration. Nous en reparlerons en séance.
GT/CTR